dimanche 31 décembre 2017

"Vingt-sept degrés d'amour", de Chloé Landriot et Joëlle Pardanaud


12 X 15 cms
87 pages
10 € port compris
ISBN 978-2-954831-9-4

Pour commander le recueil auprès de l'association le Citron Gare, contact : p.maltaverne@orange.fr

Si vous avez Adobe reader, vous pouvez également accéder au bon de commande dans sa version PDF (via le Cloud d'Orange), en cliquant ici.

Et pour faire connaissance avec l'écriture de Chloé, voici un de ses poèmes :

"Route

Quand tu restes toi-même
Quand tu ouvres les yeux
Quand tu empêches
Le lourd débit des jours de rouler ton amour
Dans la boue
Quand tu tiens à distance
Les attrape-grimaces et les soucis-poussières
Quand tu secoues
Le paletot du jour pour décoller hier
Et pour lancer demain au travers de la nuit
Tu es mon compagnon.

Tu ouvres
Les fenêtres du rêve
Les fleuves voyageurs
Mille chemins de sable
Et nous irons ainsi
Mystérieux et unis
Accomplir notre route au versant des étoiles."


Chloé Landriot est née en 1980 à Saint-Etienne. Auteure d’une thèse sur l’art épistolaire royal au XVIe siècle, elle a décidé de délaisser les bibliothèques feutrées pour la « vraie vie » d’un collège de la banlieue lyonnaise, où elle enseigne depuis sept ans. Mère de deux enfants, elle essaie de vivre de plus en plus les yeux ouverts et de mener (à sa modeste mesure) des combats qui ne font pas de perdants. C’est pourquoi elle pratique l’aïkido, ne va plus au supermarché, et sensibilise ses élèves à la question de l’égalité entre les femmes et les hommes. C’est aussi pour cela qu’elle écrit. Elle s’est mise à dessiner sans prétention un jour où il n’y avait plus de mots.

Quelques-uns de ses poèmes ont été publiés récemment dans les revues Décharge, Verso, Traction-Brabant et Cabaret. Vient de sortir dans la collection Polder de Gros Texte son premier recueil, Un récit, en mai 2017. Ses dessins paraissent dans Traction-Brabant.

Elle intervient aussi à la Maison pour Tous à Lyon où elle anime une « pause poésie » mensuelle.

Joëlle Pardanaud est née en 1956 à Saint-Etienne et elle est la mère de Chloé. Elle vit en Charente. Elle a renoué depuis quelques temps avec le dessin, qu’elle pratiquait dans sa jeunesse : « C'est grâce à mon petit-fils Guilhem que je me suis remise à dessiner, explique-t-elle, pour lui dire combien il me manquait. Alors, j'ai su que le dessin me permettrait de combler mon désir d'être près de mes enfants et petits-enfants grâce au papier, aux crayons et aux tubes de peinture ». Elle a accepté de contribuer à illustrer « Vingt-sept degrés d’amour » : une collaboration mère-fille qui prend tout son sens dans ce recueil.

Préliminaires sur les éditions

Un petit problème…


L’idée m’est venue de créer les Editions Le Citron Gare (ex Citron noir), qui n’en sont pas vraiment d’ailleurs, à la suite d’un constat crucial, résumé ci-après.

Certains poètes sont beaucoup édités par beaucoup d’éditeurs et pourtant, à lire leurs productions, j’ai souvent du mal à comprendre pourquoi ces œuvres là ont été retenues plutôt que d’autres, à moins qu’il ne s’agisse d’un effet de mode (faudrait que les éditeurs m’expliquent avec franchise le pourquoi du comment et ça c’est pas gagné).

Pire encore, il arrive que la lecture de ces textes choisis n’excite guère mon imagination, ce qui a pour effet de provoquer à plus ou moins long terme un irrépressible bâillement qui peut déboucher sur une crampe de la mâchoire pouvant aller même jusqu’à son décrochage.

Pourquoi ?

C’est difficile à exprimer. Cependant, il y a quelques constantes. Ces poésies sont toujours bien écrites, mais il s’agit en général d’écritures de rigueur budgétaire ou, si vous préférez, de régime sans sel, champêtres (alors que la population de ce pays vit majoritairement en ville), intimistes, voire abstraites et pour finir désincarnées.

Je lis également des recueils de bidouillages sémantiques très virtuoses et/ou très modernes qui peuvent s’avérer aussi inconsistants que les ci-devant recueils lyriques, et dans lesquels le vécu n’est pas davantage au centre du poème, le seul engagement de leurs auteurs étant au mieux d’ordre artistique (plus facile c’est certain de vouloir passer pour un professionnel de l’Euro que de changer le monde, à commencer par le sien).

Si, si, ça existe. la majorité des poèmes est comme ça. Sans doute, les symptômes de cette maladie mortelle que les adultes nomment maturité.

Bien sûr, il reste des exceptions, sauf qu’elles ne sont pas assez courantes à mon goût.

Par ailleurs, d’autres poètes, trop nombreux, que j’ai eu l’occasion de publier dans Traction-brabant et que publient aussi des revues tierces, ne sont pas édités, malgré des démarches entreprises, et finissent par être découragés, alors que parfois, leurs textes, qui sont tout aussi bien écrits que les précédents évoqués, me paraissent en revanche beaucoup plus forts.

Pourquoi ?

Ces poèmes racontent des histoires, parlent d’êtres humains, collent de plus près à la réalité de l’action ou de vies intérieures débridées, ils ne refusent pas la révolte, n’excluent pas l’humour, ce propre de l’homme, ou la dérision, et si le besoin s’en fait sentir, accueillent l’exubérance des images chère aux surréalistes.

Cela n’empêche… l’inégal partage des chances qui découle de la situation ci-dessus décrite, synonyme pour moi d’injustice, me pose problème, et surtout me semble injustifié, à moins que vous pensiez que mes goûts de lecteur relèvent de la perversion, ce qui ne serait pas sympathique pour les auteurs sélectionnés !


Une petite solution…


Voilà pourquoi je vais essayer de sortir de l’ombre totale ces perles rares, même si c’est à 100 exemplaires, avec peut-être la perspective derrière, voire le rêve ou l’illusion, de devenir un passeur pour des éditeurs plus professionnels que moi.

Dans le cas contraire, ces faux poètes en herbe auront été au moins une fois édités dans leur vie, si ce n’est avec professionnalisme, du moins avec passion.

Par conséquent, y a plus qu’à, sachant que cette activité, qui s’ajoute à plusieurs autres, peut s’arrêter du jour au lendemain.

Alors, un point essentiel : je dispose déjà d’une longue liste d’auteurs à publier, étant devenu, malgré moi, un chasseur de textes depuis que j’anime « Traction-brabant » (depuis 2004) : cette liste est dans ma tête et je ne vous la communiquerai pas.
Ainsi, je n'édite que les auteurs que je contacte...

Mon boulot consiste donc à barrer des noms une fois que l’édition est terminée, mais sachez le, au rythme de deux publications par an et pas davantage, on n’est pas rendus !

Tant pis, bien que l’escargot soit par nature très lent, il glisse. Et j’aime à espérer qu’il n’oubliera jamais ses alliés, les emportant sous sa coquille.

Pour finir et à toutes fins inutiles après ces explications, voici quelques règles simples mais efficaces :

1) les auteurs qui m’envoient spontanément des fichiers textes de 1 à un nombre infini de pages par mail ou par la poste pour édition, direction la corbeille en 10 secondes ;

2) les auteurs qui m’envoient spontanément des fichiers textes de 1 à un nombre infini de pages par mail ou par la poste pour savoir si c’est bien écrit (avant d’aller voir ailleurs où ça gagne plus), direction la corbeille en 5 secondes ;

3) plus généralement et cela va sans dire, mais sait-on jamais, les auteurs qui ne font pas l’effort de lire un recueil du Citron Gare (idem pour Traction-brabant) et d’en défendre l’esprit, montrant un intérêt exclusivement personnel à vouloir être édités : direction la corbeille en 2 secondes ;

4) pas deux fois le même auteur publié ici; 

5) possibilité d’éditer des recueils écrits à deux mains : la vôtre et la mienne (vous êtes bien embêtés là hein !) ;

6) possibilité de placer les œuvres d’un illustrateur;

7) seul chemin praticable : http://www.traction-brabant.blogspot.com/, c’est à dire par la revue poézine Traction-brabant de l'association Le Citron Gare, en m'adressant un message me prouvant que vous êtes un être humain (sinon, poubelle  : je ne suis pas votre clébard, bien sûr !), comme vous le faites malgré tout le plus souvent depuis plusieurs années, message accompagné d'un nombre maximum de 10 pages de poèmes en format A4, possible ticket pour Traction-brabant, sans aucune promesse pour un au-delà de la complicité, sauf que rien n’est impossible, à partir du moment où vous ne me demandez rien :

c’est ce que l’avenir nous dira.

 


En guise de post-scriptum, quelques recommandations aux auteurs intéressés par une publication:


C’est pas compliqué. Ne dérangez pas plus d’une fois les éditeurs qui ne répondent pas à vos envois, publient tout le temps les mêmes personnes (surtout pas vous), et donc vous prennent pour des billes. Laissez les tourner dans leur coin coin. Puis créez vos propres revues, éditions, avec l’aide d’Internet.

Lancez-vous donc ! Autoéditez-vous mais pas uniquement. Montrez-vous capables de vous intéresser à d’autres écritures que la vôtre, faites votre marché : il en restera toujours quelque chose.

Et n’essayez pas de vivre que de la poésie. Elle mérite beaucoup mieux que ça.


Patrice Maltaverne

"L'adieu au Loing", de Xavier Frandon et MAAP


12 X 15 cms
95 pages
10 € port compris
ISBN 978-2-9543831-8-7

Pour commander le recueil auprès de l'association le Citron Gare, contact : p.maltaverne@orange.fr

Si vous avez Adobe reader, vous pouvez également accéder au bon de commande dans sa version PDF (via le Cloud d'Orange), en cliquant ici.

Et pour faire connaissance avec l'écriture de Xavier, voici dès à présent l'un de ses sonnets :

"Que les gens sont admirables pour ce qu'ils font
parce qu'ils sont bruissement châtré, fruit
continu qui s'affole et qui n'a rien de commun
avec des oraisons nouvelles, rien à envier.

Deux gammes symétriques, opposées par un miroir
deux ensembles chacun de leurs propres couleurs,
la multiplication des possibilités
grâce à un ordinateur. J'aime quand ils sont

différenciés par réflexion, par bonhomie
mais surtout grâce à leur faculté de rire
de s'amuser, même dignes, mêmes humbles.

Seulement, il faut être admissible, assimilable
si vous préférez. Il existe un cercle supportable,
une appréciation, une nuance dans la déraison."


Xavier Frandon est né en 1979 en Isère. Après des études en Histoire, il intègre le Ministère de la Justice où il fonctionne toujours aujourd'hui, à Paris. Ses poèmes participent à de nombreuses revues avant de rejoindre des actions plus directes. Ainsi, depuis 2015 il est à l'initiative d'un projet dont la vocation – le rêve? - est de replacer la poésie dans l'espace public par des gestes directs. PAQCAD (La poésie a quelque chose à dire) accueille une quarantaine d'auteurs. A la fin de la même année il regroupe un mini collectif d'auteurs dans une alliance, La Girafe à Pistons, avec comme objectif de passer coûte que coûte la poésie, quitte à se compromettre dans l'auto-publication, mais contrôlée, relue, corrigée, validée. A Montreuil, où il habite désormais, il a fait la connaissance de Magali Alves avec qui plusieurs projets ont pris forme...jusqu'au présent recueil que nous publions.

Publications en revues : Le Moulin de Poésie, Le Capital des mots, Paysages écrits, L'Autobus, Libelle, Gelée rouge, 392, La Traction Brabant, Le Florilège Soc et Foc, Microbe, Comme en poésie, La Passe, Arrêt sur Poèmes, Short Editions, Les hésitations d'une mouche, Les tas de mot, Le bon temps de la vie, FEPEMO, Traversées, La Feuillue, Le Manoir des poètes, Décharge).

Publications également dans quatre anthologies aux éditions Corps Puce, mais aussi dans une plaquette de poèmes "Goutte d'eau" de la revue l'Autobus et sous la forme de cartes avec gravures de Jehan Aucompte, diffusées lors d'un festival à Montreuil en 2015. 

Participation aux lectures des Mercredis de la Plume (Paris), aux Nocturnes Littéraires (Paris), aux Ricochets poétiques (Paris) au Café poésie de Fontenay sous Bois, ainsi qu'au collectif de l'Université écologique des arts à Montreuil).
A l'initiative de deux projets collectifs pour la diffusion de la poésie dans l'espace : "Paqcad : la poésie a quelque chose à dire" (qui rassemble aujourd'hui 41 poètes), et "La girafe à pistons Diffusion" (un collectif pour l'instant réduit de cinq doux engagés), dont voici le site: http://lagirafapistons.wixsite.com/la-girafe



***

Artiste autodidacte en région parisienne (Montreuil sous Bois), Magali Alves - Poirier, alias MAAP, travaille sur l'espace et le genre, comme éléments fondateurs de son aventure artistique démarrée trois années plus tôt.

Carte géographique locale

MAAP perçoit son travail comme une carte géographique en s'inscrivant volontairement dans un premier temps dans un territoire très local - quelques rues avoisinantes dans son quartier.

Interaction avec un territoire local

MAAP s'intéresse particulièrement aux réactions de la population concernée (messages laissés sur des murs, contacts par les réseaux sociaux, interpellation dans la rue, demande de projets communs, etc...), en créant des "spot" de dessins à certains endroits spécifiques.

MAAP s'intéresse également à un questionnement récurrent des voisin(e)s : ai-je le droit de prendre les dessins ? Faut-il le prendre ou le laisser ? In fine, doit-il faire partie d'un espace partagé ou puis-je le garder pour mon propre environnement privé ? Et prolonge ainsi la réflexion sur notre appartenance à un territoire commun et à ce que nous pouvons y partager mutuellement.

Utilisation d'espaces variés aux formats multiples

Utilise de façon maximale des supports variables trouvés dans ce même territoire : tous types de carton, rouleaux de papier, adhésif, supports publicitaires etc...Depuis peu, fabrication de pochoirs à base de mousse végétale.

Les princes et les princesses

MAAP dessine des personnages (enfantins ou adultes) représentant souvent "des princes et des princesses" dont on ne sait pas toujours qui est prince ou princesse.

"Seul le bleu reste", de Samaël Steiner et Judith Bordas


12 X 15 cms
88 pages
10 € port compris
ISBN 978-2-9543831-7-0

Pour commander le recueil auprès de l'association Le Citron Gare, contact : p.maltaverne@orange.fr

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Et pour faire connaissance avec l'écriture de Samaël, voici l'un de ses poèmes, pour la route !

"Nous essayerons de ne pas rester jeunes,
une fois pour toutes,
mais de vieillir au fil du temps
de ne pas garder, comme un dû,
nos mains blanches inconscientes
nos blanches inconsciences
mais d'entrer dans la matière
avec des mains désireuses de saisir
et d'apostropher.

Nous tâcherons de ne pas garder la peau intacte
et les yeux perçants
mais une peau creusée
comme une mémoire transparente
affichée sur nos toits, au-dessus de nos têtes."

Samaël Steiner (Valence, Drôme) partage son temps entre deux métiers, celui d'éclairagiste de théâtre et celui d'auteur. Loin d'être antagonistes, ces deux pratiques se nourrissent, l'une l'autre. Avancent ensemble.

Il participe à plusieurs projets poétiques et théâtraux avec pour préoccupations centrales, le lyrisme (un lyrisme qui entretienne avec le présent une relation concrète, qui ne soit jamais une fuite. Qui tienne compte de l'Histoire) et l'écriture collective. Les lunes sortent de l'eau, avec la cie l'octobre théâtral, en est un bon exemple.

Ses précédents recueils ont été publiés dans de nombreuses revues, en France et à l'étranger. Vie imaginaire de Maria Moline de Fuente Vaqueros, récit poétique, est paru aux éditions de l'Aigrette en mars dernier. Seul le bleu reste est son deuxième livre.

Judith Bordas est plasticienne ainsi qu'auteure pour le théâtre et la radio.

Auteure d'images imprimées (linogravures, eaux-fortes, monotypes) auteure de partitions pour corps et voix sur une scène ou à la radio, son travail de plasticienne est multiple.

"Dévore l'attente", de Laurent Bouisset et Anabel Serna Montoya


12 X 15 cms
86 pages
10 € port compris
ISBN 978-9543831-6-3

Pour commander le recueil auprès de l'association Le Citron Gare, contact : p.maltaverne@orange.fr

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Et pour faire connaissance avec l'écriture de Laurent, voici un de ses poèmes, en guise d'apéritif (moment idéal pour goûter aussi à la poésie):

"L’œuf intact

Adolescents
Nous étions jetés par l'été
Comme électrons

Nous étions appelés
A présumer de nos puissances

Et contenant le monde en face
Dans les rets d'un regard moqueur

Nous sentions prêts à
Piétiner la pauvre vie
Comme un seul œuf

Accroupis face à l’œuf intact
A l'âge mûr

Nous rêvons sidérés l'éclat
D'un hiver lent

Marseille, juin 2014"

2004-2015, onze ans d'écriture, dix villes... ce premier recueil de Laurent Bouisset aime foutre le camp ! Chercheur d'or, pas vraiment... chercheur de doutes surtout ! Les vers au port rêvent de tempête. Les pages au fond de la jungle se déchirent. Au Mexique, nous voilà ! En Guyane, au Guatemala ou en Bosnie ! Le lecteur se retrouve en short, à faire la passe aux tigres, sur un playground bouillonnant de banlieue. Dévore l'attente... Dévore-la vite, avant qu'elle se régale de toi ! Dévore-la foutrement comme un jaguar ou même... une poule ! Mais d'ailleurs, oui, c'est vrai... l'attente de quoi ? Les réponse hasardées sont pas d'accord... et c'est très bien ! Au fil des rues, des peaux, des visages rencontrés... un funk brut ! Un Coltrane tournoyant oppose à l'ennui des images ! Folie de signes et sons jetés très vifs. Semis de douceur et coups de pied. Le livre entier s'unit pour le rappeler – le hurler même ! voire le rapper ! – à quel point le cancer le pire a pour nom : la torpeur.

Né à Lyon en 1981, Laurent Bouisset est actuellement professeur de français dans les quartiers-nord de Marseille. Avant cela, il a beaucoup joué au basket (surtout comme meneur, mais parfois comme ailier) et fait partie de groupes de rock expérimental (en tant que guitariste-chanteur) à la fin des années quatre-vingt-dix, dont Kaliavev et La Lancha. Il a également étudié l’œuvre d'Antoine Volodine à l'université – tout en rêvant de foutre le camp de ladite université – et parcouru d'assez nombreux pays (lointains) en écrivant. Plusieurs de ses textes et poèmes sont parus dans les revues papier et en ligne suivantes : Sanguine (n°1), Chaoid (n°10), Sic (n°6/8/16), Pyro (n°24), Le Capital des mots, Poésiemuziketc., Poème sale, Impératif présent, Recours au poème, Vermifuge (n°8), Le Cornélisme international (fanzine bilingue franco-péruvien), Fureur et mystère (n°5), Incertain regard (n°10), Verso (n°149/152/155/162), Traction-brabant (n°53/55/57/60/62), Décharge (n°163 et à venir : 168), Délit de poésie, Nouveaux délits (n°52). Co-fondateur, en compagnie du peintre guatémaltèque Erick González, du blog de création collective Fuego del fuego (www.fuegodelfuego.blogspot.com), où sont publiées ses réécritures et traductions de poètes latino-américains, il lit régulièrement ses textes sur les ondes de Radio Galère, à Marseille (dans l'émission DATAPLEX, RESISTANCES MUSICALES), et travaille à leur mise en musique (et en voix) en compagnie du musicien-photographe Fabien de Chavanes (https://soundcloud.com/ecriture-pentue/). « Enfin nu le silence », son deuxième « long » poème (après « Java » dans Chaoid n°10) est paru dans l'anthologie Triages 2014 des éditions Tarabuste, en juin 2014.


Anabel Serna Montoya est née à Aguascalientes au Mexique en 1974. Elle ne saurait choisir entre la photographie et la peinture, se méfie des définitions comme des paniers à crabes et préfère laisser aller son inspiration là où l'appellent l'émotion et l'instant. S'il devait y avoir un fil conducteur entre tous ses travaux (allant de la photographie argentique au numérique, en passant par le sténopé ou la gravure, sans parler de la couture qu'elle utilise à même la toile, de la peinture à l'huile traditionnelle qu'elle aime autant que l'encre de Chine sur papier glacé, etc.), ce serait celui de l'être vivant saisi à vif, dans sa fragilité et sa puissance, où qu'il lui soit donné d'errer : dans la pénombre d'un HP ou d'une prison, l'obscurité d'une rue bondée l'ignorant, les ruines amères d'un site maya, bien pire encore : entre les serres d'un passé impossible à calmer et griffant. Plusieurs prix lui ont été décernés pour ses œuvres au Mexique, où elle a été invitée à présenter ses œuvres dans plusieurs musées d'art contemporain. En Europe, elle a successivement exposé à Madrid, à Barcelone, à Marseille également. Le lien entre ses œuvres et les poèmes de Dévorer l'attente s'est tissé sans traduire ou recourir à des explications savantes ; il est vrai que ces deux artistes se connaissent tant, s'influencent si intensément depuis plusieurs années, que le besoin de recourir aux mots s'espace entre eux, au profit des magies de l'intuition.

"Trash fragilité" de Murielle Compère-Demarcy et Didier Mélique


10 X 15 cms
94 pages
10 € port compris
ISBN 978-2-9543831-5-6

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Et pour faire connaissance avec l'écriture de Murielle, voici un de ses poèmes, en guise d'apéritif :

"Dans les artères de la nuit coule /
le sang des drames du silence
& mon sang coule
Dans ces rus sous l'épiderme
à vif / des ruelles
jusqu'à l'absence du poème où
mon cerveau phosphore & source
roule /
délesté du bruit grégaire
des foules -
matadors

Défait de ces caillots de tourbière
où la lumière /explose
obstrué par un soleil sali
par tant de haines /
guerrières"

Murielle Compère-Demarcy

Est tombée dans la poésie addictive (ou l'addiction de la poésie), accidentellement. Ne tente plus d'en sortir, depuis.
Est tombée dans l'envie sérieuse de publier, seulement à partir de 2014.
A publié, de là jusqu'ici : Je marche--- poème marché/compté à lire à voix haute et dédié à Jacques Darras, éd. Encres Vives, avril 2014 ; L'Eau-Vive des falaises, éd. Encres Vives, août 2014 ; Coupure d'électricité, éd. du Port d'Attache, février 2015 ; La Falaise effritée du Dire, éd. Du Petit Véhicule, Cahier d'art et de littératures n°78 Chiendents, avril 2015 ; Trash fragilité (faux soleils & drones d'existence), éd. du Citron Gare, juin 2015 ; Un cri dans le ciel, éd. La Porte, août 2015 ; Je Tu mon AlterEgoïste, éd. L'Harmattan, février 2016.
S’attelle encore. À écrire une vie, ratée de peu, ou réussie à la marge.

Son blog,
« Arrêt sur poèmes », est ici : http://www.poeviecriture.over-blog.com/


Et en ce qui concerne l'illustrateur de "Trash fragilité", Didier Mélique : "En tant qu'auteur je travaille depuis plus d'un an avec Didier Mélique, illustrateur pour la première de couverture de mes recueils : L'Eau-Vive des falaises et Je marche--- poème marché-compté à lire à voix haute et dédié à Jacques Darras, parus aux éditions Encres Vives en avril et août 2014, ainsi que du recueil de nouvelles La F--- du Logis paru en août 2014 et de Coupure d'électricité, long poème solo publié en mars 2015 par les éditions du Port d'Attache.

Ma collaboration avec Didier Mélique s'est étendue puisqu'il illustrait de ses créations artistiques le Cahier d'arts et de littératures Chiendents n°78 paru aux éditions du Petit Véhicule et intitulé La Falaise effritée du Dire, jusqu'à ce Trash fragilité (faux soleils & drones d'existence) paru aux éditions du Citron Gare en juin 2015, dans lequel un bel et réel échange enfin permet à mes textes et aux créations de Didier de s'interpeler / de (se) correspondre / de se compléter sans que l'existence propre et autonome de chaque univers soit entamé -dans un concert(o) de résonances dont on pourra imaginer d'autres ouvertures dans l'espace créatif (ajout d'une mise en voix, d'un accompagnement musical, d'une scénographie, par exemple...)" (Murielle Compère-Demarcy).

Prix Copo 2015



Jeudi 4 juin 2015 à Rouen , le prix Copo 2015 a été décerné au recueil de Marlène Tissot édité par le Citron Gare et intitulé "Sous les fleurs de la tapisserie".

L'occasion de vous signaler que pour la circonstance, "Sous les fleurs de la tapisserie" vient de faire l'objet d'un retirage, avec son tout nouveau bandeau Copo !

J'en profite également pour préciser que "Juste après la pluie" de Thomas Vinau a obtenu le prix Copo des lycéens.

Pour plus d'informations (et notamment sur la prochaine édition), rendez-vous sur le site du Copo  : http://www.lecopo.fr/

"Dans la barque amarrée", de Pierre Bastide


12 X 15 cms
94 pages
10 € port compris
ISBN 978-2-9543831-4-9

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Et pour débuter la visite, un poème extrait de "Dans la barque amarrée" :

"Houlà !

La littérature commence là
où l'on n'appelle pas un chat un chat
Sortie de route ou de routine
c'est là que ça commence
quand la roue tourne à l'ange
elle traîne des casseroles
irrécupérables des culs irréparables
n'empêche que si tu descends
de ta langue maternelle
tu n'embrasses pas
ton grand-père en descendant
ton petit-fils non plus
tu caresses un rêve
une petite fille rencontrée en chemin
la littérature est pédophile si ça se trouve
un tigre peut aimer un ange
anorexique ou poète c'est fou ce que
la faim de l'âme est féroce parfois
mais on peut aimer l'esprit vif
autant que la chair fraîche
qui veut avoir de la gueule
touche le fond tu verras
tout ce qui est en bas est bon à dire
même si ça ne porte pas jupon
à bon sous entendeur ça se lit
même si ça tache un maximum
de blanche vierge au passage
je parle de la page évidemment
la littérature commence là
où tu mets tes sales pattes
de méchant loup là où
je ne veux pas dire ça du tout
à bon lecteur salut."


Pierre Bastide est né à Oran en 1948. Français d'Algérie (comme indien d'Amérique : Pitre de Braise, tribu des Blackfeet). Prof de Lettres, option théâtre, à Nevers (ça se situe entre les Tambours du Bronx et Hiroshima mon amour). Barque amarrée dans la Réserve dite du Manège du Cochon seul où il exerce les fonctions de grand chef-petit garçon. Bricole dans la photo, le théâtre, les arts plastiques, les lectures (haute et petite Voix) et les ateliers (peut-on parler de "résistance d'écriture"?). Ecritures variées. Work in progress.
Prétexte que ses Nuits (mille et une ?) ne sont pas finies pour en retarder la publication.

a publié :
Lithogrammes, Albatroz/Manège du Cochon Seul, 1995
Le Radeau de la démerde, Albatroz, 2001
Jessie soit-elle, Nykta, 2003
A quoi on joue, Manège du Cochon Seul, 2004

"Le chasseur immobile" de Fabrice Farre et Sophie Brassart


12 x 15 cms
68 pages
10 € port compris
ISBN 978-2-9543831-3-2

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Et pour commencer, un poème extrait de "Le chasseur immobile" :

"Cible

L'oiseau sauvage nous épiait, nous
qui étions deux à reconsidérer
inertes, le chemin parcouru dans la chair.
Les villes intérieures, les bagages ficelés,
le manque de mouvement, simplement
l'idéale stupeur d'aller en reconnaissance
au fond, au tréfonds, sans qu'il fût
question d 'agonie, de perte ou de noirceur
inutile.
Je procédai aux derniers préparatifs sous
l’œil fixe de l'oiseau noir
qui vole et qui fixe, conscience exilée
toujours égale à ce que nous projetions d'être".


Fabrice Farre est né en 1966. Il termine sa thèse en littérature puis quitte définitivement l'Université. Il continue à travailler et passe, en bref, du statut de manutentionnaire, à dix-huit ans, à celui de fonctionnaire. Après de nombreuses années passées à écrire et surtout à désapprendre, il publie quelques titres et paraît dans de nombreuses revues, en France comme à l'étranger. Son blog : Poésie contemporaine...peut-être, http://biendesmotsencore.blogspot.fr/

Sophie Brassart est plasticienne et travaille le geste poétique à l'encre. Ses travaux sont visibles sur son blog Toile poétique http://graindeble.blogspot.fr ainsi que dans plusieurs revues de poésie contemporaine. A illustré récemment le recueil de Vincent Motard-Avargues, Recul du trait de côte (Ed. de la Crypte).

"Sous les fleurs de la tapisserie", de Marlène Tissot et Somotho


12 X 15 cms
80 pages
10 € port compris
ISBN 978-2-9543831-2-5

Pour commander le recueil auprès de l'association Le Citron Gare, contact : p.maltaverne@orange.fr

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Et en guise d'apéritif, un poème extrait de "Sous les fleurs de la tapisserie", à vous faire partager :

Script

Les jours où je ne
comprends plus rien
je me dis
peut-être qu'on vit tous
dans une série télé
peut-être que j'ai juste
oublié d'apprendre
mes répliques
peut-être que je suis
restée coincée
dans la coupure pub

Marlène Tissot est née en 1971. Elle a publié quatre recueils de poésie, dont "Nos parcelles de terrains très très vagues", éditions Asphodèle, collection "Minuscule" (2010) et "Je me souviens, c'est dimanche", éditions Asphodèle, collection "Confettis" (2013), ainsi qu'un premier roman remarqué, "Mailles à l'envers", sur l'enfance et l'adolescence blessées, en 2012. Voici son blog : http://monnuage.free.fr/

Somotho est née en 1982, sous un patronyme tout à fait différent. Elle poursuit des études d'art appliqués, avant de les enseigner dans un lycée parisien, tout en poursuivant en parallèle ses activités artistiques. Son atelier-laboratoire, qu'elle transforme aussi parfois en appartement et qu'elle partage avec un chien, un chat et deux poissons rouge imaginaires, est le lieu de multiples expérimentations, qui se situent entre l'observation du monde réel, et une réécriture de celui-ci, en perpétuels mouvements.
Voici son site : http://somotho.ultra-book.com/
Somotho a également une page sur Facebook (Somotho Graphisme - petites Histoires).
https://www.facebook.com/somotho.graphismepetiteshistoires?fref=ts

Poèmes de Régis Belloeil et Thibault Marthouret lus à la radio

Vous trouverez en lien ci-après le blog de Franck Oslo Deauville qui contient en podcast les fichiers audio des émissions de radio diffusées sur Radio Soleil 35, et plus particulièrement l'émission 3.2 du 10 octobre 2013 au cours de laquelle ont été lus par Franck deux des auteurs publiés par Le Citron Gare : Régis Belloeil et Thibault Marthouret.
Vous pourrez entendre également des textes de Jean-Marc Flahaut et de Pierre Saunier.
N'oubliez pas enfin de prêter attention aux musiques diffusées entre les poèmes ! ça vaut le déplacement !

"En perte impure" de Thibault Marthouret et Laure Chapalain


12 X 15 cms
74 pages
10 € port compris
ISBN 978-2-9543831-1-8

Pour commander le recueil auprès de l'association Le Citron Gare, contact : p.maltaverne@orange.fr

Et un poème extrait de "En perte impure", à vous faire partager, en attendant :

Jour de départ

Le printemps souffle à l'aune d'une disparition.

Aléatoire, la lumière éclot sur le flot des jonquilles.

Un taxi charrie derrière lui un sac poubelle gris
mais moi je suis dans l'habitacle.

Le grand chêne, le seul chêne de l'allée, essaime
pollens, ombres, clartés vertes.

J'éternue pour expulser le souvenir des siestes fraîches
placées sous sa protection.

Je m'aperçois, la bouche crispée, dans le rétroviseur.

Je m'en vais. J'en ai les traits.

Thibault Marthouret est né en 1981. Après des études d’anglais à l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand et un mémoire de DEA consacré à l’œuvre poétique de Sylvia Plath, il est aujourd’hui professeur agrégé à l’Université. Sa poésie a été accueillie dans une vingtaine de revues. Lauréat en 2009 de la bourse André Rochedy accordée par Cheyne éditeur, il contribue en 2010 à la série Codicilles de la plasticienne eOle. Il travaille actuellement à l’élaboration d’un ouvrage hybride, A quelle peau s’avouer, avec le compositeur Tana Barbier et l’artiste franco-mexicaine Lisa Gervassi, ainsi qu’à un projet de livre en collaboration avec la photographe Magali Lambert autour de son œuvre et, plus particulièrement, de sa collection Eres una maravilla / Tu es une merveille créée à la Casa Velázquez.


Publications en revue : l’Anacoluthe, n°11, 2004, la Page Blanche, n°31, 2004, Décharge, n°124, 2004, Lieux d’Etre, n°38, 2004, Contre-Allées, n°17.18, 2005, la Femelle du Requin, n°24, 2005, Bleu d’encre, n°15, 2006, Le Mercure Liquide, n°7, 2007, Pyro, n°12, 2007, Décharge, n°139, 2008, Bleu d’encre, n°20, 2008, Verso, n°139, 2009, Comme en poésie, n°37, 2009, Traction-Brabant, n°30-31, 2009, Florilège, n°137, 2009, Pyro, n°23, 2010, Arpa, n°99, 2010, Pyro n°25, 2010, Contre-Allées, n°27.28, 2010, Traction-Brabant, n°39, 2011, Dissonance, n°21, 2011, La femelle du requin, n° 36, 2011.

Publications en ligne : Francopolis, www.francopolis.net, octobre 2007, Terre à ciel, www.terraciel.free.fr, 2007, Le coin de table, www.lamaisondepoesie.fr, mai 2011.

Recueil collectif :         Cahiers de Poésie, n°11, 2007

Ouvrages en collaboration : Livret n°2, serie U, de la collection Codicilles de la plasticienne eOle, 2010.

Laure Chapalain est née en 1981. Diplômée de l'école ESAG Penninghen (Ecole Supérieure d'Arts Graphiques) en design graphique, elle travaille en solo ou en duo avec la photographe Magali Lambert, essentiellement dans le domaine de l'édition. Intervenante dans deux écoles à Paris – Gobelins, l’école de l’image et Sup de Pub –, elle enseigne l’histoire du générique et du motion design et initie au graphisme et à la typographie. Elle est la présidente de l’association « We love your names », créée pour promouvoir l’art du générique.

Ses sites internet :
lch-design.com
laureetmagali.com
weloveyournames.com

Quelques parutions : Empreinte Japonaise, Critères Editions, Passages. Confidences et transmissions, Critères Editions, Mon petit psy de poche, Editions L'E dans l'O, Choses lues quelque part, Editions L'E dans l'O, Mille jours de trêve et un jour, auto édition.

"Poésies incomplètes" de Régis Belloeil et Mathilde Lartige


12 X 15 cms
76 pages
10 € port compris
ISBN 978-2-9543831-0-1

"Comment parvenir à parler à son sexe ?
Comment devenir quelqu'un d'autre quand on ne sait pas qui on est ?
Vaut-il mieux pourrir en enfer ou au paradis ?

Autant d'interrogations bien légitimes qui, hélas, ne trouveront aucune réponse dans cet ouvrage".

Un court extrait des "Poésies incomplètes" à vous faire partager, en attendant :

L'enfant

Le but ultime
Ne connaître
Ni l'amour
Ni la peur

Quand le soleil disparaîtra
L'enfant devra mourir
L'avenir, en effet,
N'est plus ce qu'il était
Et le passé, lui,
Ne meurt jamais

Régis Belloeil, né en 1974, vit à Nancy, auteur d'un roman ("Trop loin, trop tard", disponible sur http://www.manuscrit.com/) et de quelques autres œuvres plus ou moins dispensables.

Mathilde Lartige, née en 1981, vit à Nancy avec l'auteur et un chat, évolue en milieu psychiatrique.


"La Partie riante des affreux" de Fabrice Marzuolo, Henri Cachau et Patrice Maltaverne (épuisé)


12 X 15 cms
84 pages
10 € port compris
ISBN 978-2-7466-4624-7

A force d'entendre dire du bien de la famille, il était fatal que ça finisse comme ça : nous avons eu envie de faire entendre une autre voix, Fabrice et moi, histoire de briser la répétition d'un "choix" de vie.

Deux courts extraits de "La partie riante des affreux" à vous faire partager, en attendant :

Plus de mystère à Paris

Ils sont montés avec leur barda
Elle lui leurs amis
Une poussette avec dedans
Une de ces énièmes merveilles du monde
De plus qui disparaissent en grandissant
Il faut croire pour en arriver à cette planète...
(Fabrice Marzuolo)

Une naissance

ça y est
Mon amie va avoir un enfant
Jour de soleil devant un verre translucide
J'en suis le papa

Par une autre nuit d'été
Mais dans les profondeurs
J'ai vu une étoile qui ne brillait pas pour moi

Comme les asperges poussent au printemps
Je ne resterai pas l'ami de cette femme...
(Patrice Maltaverne)

De Bernard Deglet : pour saluer les Editions Le Citron Gare

Il y a deux sortes d'éditeurs : ceux qui aiment le pouvoir
Il y a deux sortes d'éditeurs : ceux qui ont découvert qu'il suffit de le déclarer
Il y a deux sortes d'éditeurs : ceux qui ne choisissent que des textes qu'ils aiment
Il y a deux sortes d'éditeurs : ceux qui publient uniquement des auteurs morts
Il y a deux sortes d'éditeurs : ceux qui mouillent la chemise pour diffuser les livres qu'ils publient
Il y a deux sortes d'éditeurs : les associatifs
Il y a deux sortes d'éditeurs : ceux qui demandent une notice bio-bibliographique
Il y a deux sortes d'éditeurs : ceux qui aiment éditer de beaux livres
Il y a deux sortes d'éditeurs : ceux qui pensent que la littérature doit sauver la vie
Il y a deux sortes d'éditeurs : ceux qui publient leurs propres écrits
Il y a deux sortes d'éditeurs : ceux qui pratiquent les petits arrangements entre amis
Il y a deux sortes d'éditeurs : ceux qui siègent dans un hameau de 30 âmes à 800 m d'altitude
Il y a deux sortes d'éditeurs : ceux qui impriment surtout pour le service de presse
Il y a deux sortes d'éditeurs : ceux qui qui sont harcelés par des auteurs égotistes et frustrés
Il y a deux sortes d'éditeurs : ceux qui le sont encore

Il y a une infinité d'autres deux sortes d'éditeurs, c'est pourquoi il y a si peu d'éditeurs.

C'est parce que c'est horriblement compliqué.

Je ne sais pas si Patrice Maltaverne y parviendra mais, puisqu'il se lance dans l'aventure, je lui souhaite (@Patrice : je te souhaite) LE PLUS GRAND SUCCES

Que vivent les éditions Le Citron Gare !