samedi 31 décembre 2016

"Dévore l'attente", de Laurent Bouisset et Anabel Serna Montoya


12 X 15 cms
86 pages
10 € port compris
ISBN 978-9543831-6-3

Pour commander le recueil auprès de l'association Le Citron Gare, contact : p.maltaverne@orange.fr

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Et pour faire connaissance avec l'écriture de Laurent, voici un de ses poèmes, en guise d'apéritif (moment idéal pour goûter aussi à la poésie):

"L’œuf intact

Adolescents
Nous étions jetés par l'été
Comme électrons

Nous étions appelés
A présumer de nos puissances

Et contenant le monde en face
Dans les rets d'un regard moqueur

Nous sentions prêts à
Piétiner la pauvre vie
Comme un seul œuf

Accroupis face à l’œuf intact
A l'âge mûr

Nous rêvons sidérés l'éclat
D'un hiver lent

Marseille, juin 2014"

2004-2015, onze ans d'écriture, dix villes... ce premier recueil de Laurent Bouisset aime foutre le camp ! Chercheur d'or, pas vraiment... chercheur de doutes surtout ! Les vers au port rêvent de tempête. Les pages au fond de la jungle se déchirent. Au Mexique, nous voilà ! En Guyane, au Guatemala ou en Bosnie ! Le lecteur se retrouve en short, à faire la passe aux tigres, sur un playground bouillonnant de banlieue. Dévore l'attente... Dévore-la vite, avant qu'elle se régale de toi ! Dévore-la foutrement comme un jaguar ou même... une poule ! Mais d'ailleurs, oui, c'est vrai... l'attente de quoi ? Les réponse hasardées sont pas d'accord... et c'est très bien ! Au fil des rues, des peaux, des visages rencontrés... un funk brut ! Un Coltrane tournoyant oppose à l'ennui des images ! Folie de signes et sons jetés très vifs. Semis de douceur et coups de pied. Le livre entier s'unit pour le rappeler – le hurler même ! voire le rapper ! – à quel point le cancer le pire a pour nom : la torpeur.

Né à Lyon en 1981, Laurent Bouisset est actuellement professeur de français dans les quartiers-nord de Marseille. Avant cela, il a beaucoup joué au basket (surtout comme meneur, mais parfois comme ailier) et fait partie de groupes de rock expérimental (en tant que guitariste-chanteur) à la fin des années quatre-vingt-dix, dont Kaliavev et La Lancha. Il a également étudié l’œuvre d'Antoine Volodine à l'université – tout en rêvant de foutre le camp de ladite université – et parcouru d'assez nombreux pays (lointains) en écrivant. Plusieurs de ses textes et poèmes sont parus dans les revues papier et en ligne suivantes : Sanguine (n°1), Chaoid (n°10), Sic (n°6/8/16), Pyro (n°24), Le Capital des mots, Poésiemuziketc., Poème sale, Impératif présent, Recours au poème, Vermifuge (n°8), Le Cornélisme international (fanzine bilingue franco-péruvien), Fureur et mystère (n°5), Incertain regard (n°10), Verso (n°149/152/155/162), Traction-brabant (n°53/55/57/60/62), Décharge (n°163 et à venir : 168), Délit de poésie, Nouveaux délits (n°52). Co-fondateur, en compagnie du peintre guatémaltèque Erick González, du blog de création collective Fuego del fuego (www.fuegodelfuego.blogspot.com), où sont publiées ses réécritures et traductions de poètes latino-américains, il lit régulièrement ses textes sur les ondes de Radio Galère, à Marseille (dans l'émission DATAPLEX, RESISTANCES MUSICALES), et travaille à leur mise en musique (et en voix) en compagnie du musicien-photographe Fabien de Chavanes (https://soundcloud.com/ecriture-pentue/). « Enfin nu le silence », son deuxième « long » poème (après « Java » dans Chaoid n°10) est paru dans l'anthologie Triages 2014 des éditions Tarabuste, en juin 2014.


Anabel Serna Montoya est née à Aguascalientes au Mexique en 1974. Elle ne saurait choisir entre la photographie et la peinture, se méfie des définitions comme des paniers à crabes et préfère laisser aller son inspiration là où l'appellent l'émotion et l'instant. S'il devait y avoir un fil conducteur entre tous ses travaux (allant de la photographie argentique au numérique, en passant par le sténopé ou la gravure, sans parler de la couture qu'elle utilise à même la toile, de la peinture à l'huile traditionnelle qu'elle aime autant que l'encre de Chine sur papier glacé, etc.), ce serait celui de l'être vivant saisi à vif, dans sa fragilité et sa puissance, où qu'il lui soit donné d'errer : dans la pénombre d'un HP ou d'une prison, l'obscurité d'une rue bondée l'ignorant, les ruines amères d'un site maya, bien pire encore : entre les serres d'un passé impossible à calmer et griffant. Plusieurs prix lui ont été décernés pour ses œuvres au Mexique, où elle a été invitée à présenter ses œuvres dans plusieurs musées d'art contemporain. En Europe, elle a successivement exposé à Madrid, à Barcelone, à Marseille également. Le lien entre ses œuvres et les poèmes de Dévorer l'attente s'est tissé sans traduire ou recourir à des explications savantes ; il est vrai que ces deux artistes se connaissent tant, s'influencent si intensément depuis plusieurs années, que le besoin de recourir aux mots s'espace entre eux, au profit des magies de l'intuition.

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